
Mansplaining : définition, origine et exemples du quotidien
Mansplaining : définition, origine et exemples du quotidien
Le mot mansplaining est devenu incontournable dans les discussions portant sur les relations entre les femmes et les hommes, notamment dans le monde professionnel, les médias ou sur les réseaux sociaux. Pourtant, si le terme est de plus en plus utilisé, sa signification reste parfois mal comprise. Certaines personnes l'emploient pour désigner toute explication donnée par un homme à une femme, tandis que d'autres estiment qu'il est utilisé à tort dans certaines situations.
En réalité, le mansplaining désigne un comportement bien particulier. Il ne s'agit pas simplement d'un homme qui explique quelque chose à une femme. Le contexte, la manière dont l'explication est formulée et la relation entre les deux personnes jouent un rôle essentiel.
Comprendre ce qu'est réellement le mansplaining permet d'éviter les confusions, mais aussi de mieux identifier certaines situations qui peuvent passer inaperçues au quotidien. Comme beaucoup de concepts apparus ces dernières années, il est parfois résumé en quelques phrases sur les réseaux sociaux, alors que le sujet est en réalité bien plus nuancé.
Dans cet article, nous allons revenir sur son origine, sa définition, les situations dans lesquelles il peut apparaître, les différences avec d'autres comportements similaires et les raisons pour lesquelles ce terme suscite autant de débats.
Qu'est-ce que le mansplaining ?
Le mansplaining est un terme issu de l'anglais, construit à partir des mots man (« homme ») et explaining (« expliquer »). Il désigne une situation dans laquelle un homme explique quelque chose à une femme de manière condescendante ou paternaliste, en partant du principe qu'elle connaît moins bien le sujet que lui, alors même qu'elle possède parfois autant, voire davantage, de connaissances ou d'expérience.
L'élément essentiel réside donc dans la présomption de supériorité. Ce n'est pas l'explication elle-même qui caractérise le mansplaining, mais le fait de considérer, souvent sans raison objective, que l'interlocutrice est moins compétente simplement parce qu'elle est une femme.
Cette nuance est importante, car elle évite de réduire le concept à une opposition entre les femmes et les hommes. Expliquer un sujet à une collègue, à une amie ou à une membre de sa famille n'a évidemment rien de problématique lorsque cette explication est demandée ou lorsqu'elle répond à un véritable besoin. Le mansplaining apparaît lorsque cette explication repose davantage sur un préjugé concernant les compétences de l'interlocutrice que sur la réalité.
C'est précisément cette distinction qui explique pourquoi le terme fait parfois débat. Certaines situations sont évidentes, tandis que d'autres demandent davantage de recul pour être correctement interprétées.
D'où vient le terme mansplaining ?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le mot mansplaining n'a pas été créé par une institution ou par une chercheuse. Il s'est progressivement imposé dans le langage courant après la publication, en 2008, d'un essai de l'autrice américaine Rebecca Solnit intitulé Men Explain Things to Me (« Les hommes m'expliquent des choses »).
Dans ce texte, elle raconte notamment une situation où un homme lui parle avec assurance d'un livre particulièrement intéressant... sans réaliser qu'il s'adresse en réalité à son autrice. L'anecdote illustre parfaitement une situation dans laquelle une personne suppose qu'une femme maîtrise moins bien un sujet qu'elle connaît pourtant parfaitement.
Le mot mansplaining n'apparaît pas directement dans cet ouvrage, mais les internautes s'en emparent rapidement pour désigner ce type de comportement. Au fil des années, le terme se diffuse largement dans les médias anglophones avant d'être repris dans de nombreuses langues, dont le français.
Aujourd'hui, il figure dans plusieurs dictionnaires et son usage dépasse largement le cadre universitaire ou militant. On le retrouve dans des articles de presse, des ouvrages consacrés aux relations professionnelles, des émissions de télévision ou encore dans les débats portant sur la place des femmes dans certains secteurs d'activité.
Pourquoi parle-t-on autant du mansplaining aujourd'hui ?
Si le mot est devenu plus visible, ce n'est pas parce que ce comportement serait nouveau. Les témoignages montrent au contraire que de nombreuses femmes disent avoir déjà vécu ce type de situation bien avant que le terme n'existe.
La différence est qu'il est désormais possible de mettre un nom sur une expérience commune. Comme pour d'autres notions apparues récemment, disposer d'un vocabulaire précis facilite les échanges et permet de mieux décrire certaines situations.
Les réseaux sociaux ont également joué un rôle important dans cette popularisation. Ils offrent un espace où chacun peut partager son expérience, confronter son point de vue à celui d'autres personnes et illustrer des situations vécues dans différents contextes.
Cette visibilité a contribué à ouvrir des discussions plus larges sur la communication, les stéréotypes de genre et les relations professionnelles. Le mansplaining est ainsi devenu l'un des nombreux sujets abordés lorsqu'il est question d'égalité, de représentation ou encore de prise de parole.
Cependant, cette popularité a également entraîné certaines dérives. Le terme est parfois utilisé de manière excessive pour qualifier toute explication donnée par un homme à une femme, ce qui ne correspond pas à sa définition. Cette confusion alimente régulièrement les débats et explique pourquoi il est important de revenir à la signification exacte du concept plutôt que de se limiter aux raccourcis souvent rencontrés sur Internet.
Comment reconnaître une situation de mansplaining ?
Identifier une situation de mansplaining n'est pas toujours aussi simple qu'il y paraît. Deux personnes peuvent assister à la même conversation et en avoir une interprétation différente.
Plusieurs éléments permettent néanmoins de mieux comprendre ce qui caractérise ce comportement.
Le premier concerne le niveau de compétence de la personne qui reçoit l'explication. Le mansplaining survient fréquemment lorsqu'une femme possède déjà les connaissances nécessaires, voire une expertise reconnue, mais que son interlocuteur agit comme si elle découvrait le sujet.
Le second élément réside dans le ton employé. Une explication formulée avec bienveillance, parce qu'une personne a demandé de l'aide, n'a évidemment rien à voir avec une attitude condescendante laissant entendre que l'interlocutrice ne peut pas comprendre seule.
Enfin, le contexte joue un rôle déterminant. Une même phrase peut être perçue très différemment selon les circonstances, les personnes présentes ou les échanges qui l'ont précédée.
Pour cette raison, il est souvent préférable d'analyser l'ensemble de la situation plutôt que de se concentrer sur une seule phrase sortie de son contexte.
Le mansplaining est-il toujours conscient ?
C'est probablement l'une des questions les plus intéressantes autour de ce sujet.
Dans de nombreux cas, rien n'indique que la personne concernée cherche volontairement à rabaisser son interlocutrice. Il est tout à fait possible qu'elle soit persuadée d'apporter une information utile, sans réaliser que son attitude peut être perçue comme condescendante.
Nos façons de communiquer sont influencées par notre éducation, notre environnement, nos habitudes professionnelles ou encore les modèles que nous avons observés tout au long de notre vie.
Certaines personnes ont ainsi tendance à monopoliser la parole ou à expliquer spontanément les choses sans toujours vérifier ce que leur interlocuteur sait déjà.
Reconnaître cette possibilité ne signifie pas que le ressenti des femmes concernées est moins légitime. Cela rappelle simplement que le dialogue reste souvent plus constructif lorsqu'il permet à chacun de prendre conscience de ses habitudes de communication plutôt que de partir du principe qu'une mauvaise intention existe nécessairement.
Quels sont les exemples les plus fréquents de mansplaining ?
Le mansplaining peut apparaître dans des contextes très différents. Bien qu'il soit souvent associé au monde professionnel, il peut également se manifester dans la vie quotidienne, au sein du couple, dans les études ou encore lors de consultations médicales. Toutes ces situations ont un point commun : une femme se voit expliquer un sujet qu'elle connaît déjà ou maîtrise parfois mieux que son interlocuteur, sans que celui-ci prenne le temps d'évaluer réellement son niveau de compétence.
Ces situations ne sont pas toujours spectaculaires. Au contraire, elles sont souvent banales, ce qui explique qu'elles passent parfois inaperçues pour les personnes qui les observent de l'extérieur. C'est leur répétition qui peut les rendre particulièrement fatigantes pour celles qui les vivent régulièrement.
Au travail
Le monde professionnel est probablement l'environnement où le mansplaining est le plus souvent évoqué.
Imaginons une ingénieure présentant un projet technique à son équipe. Alors qu'elle explique son travail, un collègue l'interrompt pour reformuler exactement ce qu'elle vient de dire, comme s'il apportait une précision indispensable. Quelques minutes plus tard, ce sont pourtant ses explications qui sont retenues par le groupe.
Dans un autre contexte, une médecin spécialiste peut se voir expliquer une pathologie par un patient ayant simplement effectué quelques recherches sur Internet. De la même manière, une développeuse informatique peut recevoir des conseils élémentaires sur son propre métier de la part d'une personne qui ne travaille pas dans ce domaine.
Ces exemples ne signifient évidemment pas qu'un homme ne peut jamais poser de question ou exprimer un avis. Ce qui caractérise le mansplaining est le fait de supposer, sans raison objective, que la femme connaît forcément moins bien le sujet.
Certaines professions semblent davantage concernées, notamment celles historiquement perçues comme masculines : informatique, ingénierie, finance, mécanique, recherche scientifique ou encore bâtiment. Les femmes qui y travaillent racontent parfois devoir démontrer leurs compétences plus souvent que leurs collègues masculins avant d'être considérées comme pleinement légitimes.
Dans les études
Les étudiantes peuvent également être confrontées à ce type de comportement.
Dans les travaux de groupe, il arrive qu'une étudiante propose une solution qui passe relativement inaperçue avant qu'un autre étudiant reformule la même idée quelques minutes plus tard et obtienne davantage d'attention.
Certaines étudiantes en médecine, en droit ou dans les écoles d'ingénieurs témoignent également de situations où leurs connaissances sont remises en question plus facilement que celles de leurs camarades masculins, alors même que leurs résultats académiques sont comparables.
Ces expériences ne concernent évidemment pas tous les établissements ni tous les étudiants. Elles illustrent simplement la manière dont certains stéréotypes peuvent parfois influencer les interactions.
Dans le domaine de la santé
La santé constitue un autre domaine régulièrement cité lorsqu'il est question de mansplaining.
Certaines femmes racontent avoir vu leurs douleurs minimisées ou réinterprétées avant même d'avoir pu décrire précisément leurs symptômes. D'autres expliquent que leurs ressentis concernant leur cycle menstruel, leur grossesse ou leur ménopause ont parfois été relativisés sans véritable écoute.
Il convient cependant d'aborder ce sujet avec nuance. Une consultation médicale repose sur l'expertise du professionnel de santé, qui doit naturellement expliquer un diagnostic ou un traitement à son patient. Cela ne constitue évidemment pas du mansplaining.
En revanche, lorsque les symptômes rapportés sont systématiquement remis en doute ou que l'expérience vécue par la patiente est écartée sans réelle considération, certaines femmes peuvent avoir le sentiment de ne pas être pleinement entendues.
Ces situations ont d'ailleurs contribué à ouvrir des discussions plus larges sur la prise en compte de la santé des femmes et sur la nécessité d'améliorer les connaissances concernant certaines pathologies longtemps restées peu étudiées.
Pendant la grossesse et la parentalité
La grossesse est une période durant laquelle de nombreuses femmes reçoivent une quantité impressionnante de conseils, parfois sollicités, parfois non.
La plupart sont donnés avec de bonnes intentions. Famille, amis ou collègues souhaitent partager leur expérience et apporter leur aide.
Cependant, certaines situations peuvent être vécues différemment lorsqu'une femme a le sentiment que son propre ressenti est systématiquement mis de côté.
Par exemple, une future mère qui explique les recommandations reçues de son professionnel de santé peut se voir répondre que « les femmes ont toujours fait autrement » ou qu'elle dramatise certaines difficultés pourtant bien documentées.
Là encore, ce n'est pas le fait de partager une expérience qui pose problème, mais l'idée selon laquelle l'expérience personnelle d'une autre personne primerait automatiquement sur celle de la principale concernée.
Dans la vie quotidienne
Le mansplaining ne se limite pas aux grands débats de société.
Il peut apparaître dans des conversations tout à fait ordinaires.
Une passionnée d'automobile à qui l'on explique le fonctionnement de son propre véhicule. Une musicienne à qui l'on décrit les bases d'un instrument qu'elle pratique depuis quinze ans. Une sportive à qui l'on apprend les règles d'une discipline dans laquelle elle est licenciée depuis des années.
Ces situations prêtent parfois à sourire lorsqu'elles sont racontées après coup, mais elles peuvent aussi devenir lassantes lorsqu'elles se répètent régulièrement.
Le phénomène touche d'ailleurs tous les domaines. Cuisine, bricolage, jardinage, photographie, jeux vidéo, informatique ou finance : aucun sujet n'est véritablement épargné lorsque les compétences d'une personne sont supposées en fonction de son genre plutôt que de son expérience.
Le mansplaining concerne-t-il uniquement les femmes ?
Même si le terme désigne spécifiquement une situation impliquant un homme qui adopte une attitude condescendante envers une femme, il est important de rappeler qu'une communication paternaliste peut exister dans d'autres contextes.
Certaines personnes ont naturellement tendance à monopoliser la parole, à interrompre leurs interlocuteurs ou à expliquer systématiquement les choses, quel que soit le genre de la personne en face d'elles.
Le mansplaining se distingue toutefois de ces comportements plus généraux par le fait que l'attitude repose, au moins en partie, sur une présomption liée au genre.
Autrement dit, ce n'est pas seulement une question de personnalité ou de manière de communiquer. C'est aussi le fait de considérer qu'une femme serait moins compétente sur un sujet sans élément objectif permettant de le penser.
Cette distinction est essentielle, car elle permet de mieux comprendre pourquoi le terme existe et pourquoi il ne peut pas être utilisé pour qualifier toutes les explications données par un homme à une femme. Seul le contexte permet réellement de déterminer si l'on se trouve face à une situation de mansplaining ou simplement face à une conversation maladroite.
Quelle est la différence entre le mansplaining, le manterrupting, le bropriating et le menstorming ?
Depuis quelques années, plusieurs termes anglais sont apparus pour décrire des comportements observés dans certaines interactions entre les femmes et les hommes. Le mansplaining est sans doute le plus connu, mais il est loin d'être le seul. Il est d'ailleurs souvent confondu avec d'autres notions qui décrivent pourtant des situations différentes. Comprendre ces distinctions permet de mieux utiliser ces mots et d'éviter les amalgames.
Le mansplaining désigne, comme nous l'avons vu, une situation dans laquelle un homme explique un sujet à une femme en partant du principe qu'elle maîtrise moins bien le sujet que lui, alors qu'elle possède parfois davantage de connaissances ou d'expérience. Ce qui caractérise ce comportement n'est donc pas l'explication elle-même, mais la présomption de supériorité qui l'accompagne. Une explication demandée ou donnée avec bienveillance n'entre évidemment pas dans cette définition.
Le manterrupting correspond à un autre comportement. Ce terme désigne le fait d'interrompre fréquemment une femme lorsqu'elle parle. Plusieurs études consacrées aux prises de parole en réunion ou dans les débats publics montrent que les interruptions peuvent être réparties de manière inégale selon les contextes. Bien entendu, chacun peut interrompre son interlocuteur au cours d'une conversation, mais le manterrupting s'intéresse plus particulièrement aux situations où ces interruptions deviennent répétitives et concernent principalement les femmes. Dans un environnement professionnel, cela peut avoir pour conséquence de limiter leur temps de parole ou de rendre leurs interventions moins visibles.
Le bropriating décrit encore une autre situation. Il s'agit du moment où une idée proposée par une femme passe relativement inaperçue jusqu'à ce qu'un collègue masculin la reformule quelques instants plus tard et en obtienne la reconnaissance. De nombreuses salariées racontent avoir déjà vécu ce type de scène en réunion. Là encore, il ne s'agit pas d'affirmer que cette situation est toujours volontaire. Il arrive qu'une personne reprenne inconsciemment une idée entendue quelques minutes auparavant. En revanche, lorsque ce phénomène devient récurrent, il peut contribuer à invisibiliser le travail ou les contributions de certaines collaboratrices.
Un terme plus récent commence également à apparaître : le menstorming. Contrairement aux notions précédentes, il ne décrit pas un comportement problématique mais une démarche de sensibilisation. Le menstorming consiste à mieux informer les hommes sur les menstruations et leurs conséquences dans la vie quotidienne ou professionnelle. L'objectif est notamment de favoriser une meilleure compréhension de sujets tels que les douleurs menstruelles, l'endométriose, le syndrome prémenstruel ou encore les difficultés rencontrées par certaines femmes au travail pendant leurs règles. Ce concept se développe progressivement dans certaines entreprises qui souhaitent améliorer la prise en compte de la santé menstruelle et encourager un dialogue plus ouvert entre les équipes.
Même si ces quatre termes sont souvent cités ensemble, ils désignent donc des réalités bien différentes. Les confondre conduit parfois à des incompréhensions ou à des débats inutiles. Chacun répond à une situation précise et permet de mettre des mots sur des expériences qui existaient bien avant l'apparition de ce vocabulaire.
Le mansplaining est-il toujours sexiste ?
C'est probablement la question qui suscite le plus de discussions autour de ce concept. Certaines personnes considèrent que toute situation de mansplaining traduit automatiquement une attitude sexiste, tandis que d'autres estiment au contraire que ce terme est utilisé de manière excessive. La réalité est plus nuancée et mérite d'être abordée sans caricature.
Dans certains cas, le comportement est effectivement lié à des stéréotypes de genre. Lorsqu'une femme spécialiste d'un domaine voit systématiquement son expertise remise en question au profit d'un homme beaucoup moins expérimenté, il est légitime de s'interroger sur les représentations qui influencent cette interaction. De nombreux témoignages provenant de secteurs comme l'informatique, les sciences, l'ingénierie ou encore l'automobile montrent que certaines professionnelles doivent encore démontrer leurs compétences plus souvent que leurs collègues masculins avant d'être pleinement reconnues.
Cependant, toutes les explications données par un homme à une femme ne relèvent évidemment pas du mansplaining. Une personne peut mal évaluer le niveau de connaissance de son interlocutrice, vouloir rendre service ou simplement avoir une manière très démonstrative de communiquer, sans que cela soit motivé par une quelconque volonté de dévaloriser les femmes. Certaines personnes expliquent spontanément tout à tout le monde, quel que soit leur interlocuteur. Dans ce cas, parler de mansplaining ne serait probablement pas approprié.
C'est précisément pour cette raison que le contexte reste indispensable. Avant de qualifier une situation, il est utile de s'interroger sur plusieurs éléments : la femme concernée avait-elle déjà montré qu'elle maîtrisait parfaitement le sujet ? Son interlocuteur avait-il des raisons objectives de penser qu'une explication était nécessaire ? Le ton employé était-il condescendant ou simplement pédagogique ? Les réponses à ces questions permettent souvent de distinguer une véritable situation de mansplaining d'un simple malentendu.
Cette approche nuancée est également celle qui rend un article plus crédible aux yeux des lecteurs comme des moteurs de recherche. Présenter les différentes réalités du sujet, plutôt que d'adopter une position uniquement militante ou uniquement critique, permet de traiter la question de manière plus complète et plus utile.




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